top of page

Visite du Père-Lachaise sans guide : trouver les tombes

16 mai 2025
12 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 sept.

Quarante-quatre hectares, quatre-vingt-dix-sept divisions, plus de soixante-dix mille concessions. Le cimetière du Père-Lachaise est une ville dans la ville, et c'est exactement ce qui décourage. On y entre plein d'intentions, on en ressort une heure plus tard sans avoir trouvé Chopin. Pourtant, une visite du Père-Lachaise sans guide se prépare en dix minutes. Il suffit de comprendre comment le lieu est organisé, puis de savoir quoi regarder. L'application Altava Odyssey raconte ces tombes à l'oreille, pour ceux qui veulent le récit en plus du chemin.


Chapelles funéraires en pierre alignées le long d'une avenue pavée et ombragée, au cœur du cimetière du Père-Lachaise
Chapelles néogothiques, pilastres antiques : au XIXe siècle, chaque famille choisissait le style de sa dernière demeure.

Comment retrouver une tombe au Père-Lachaise sans guide ?


Tout se joue sur le numéro de division. Le cimetière est découpé en 97 secteurs numérotés, et chaque sépulture appartient à l'un d'eux. Chercher « la tombe de Piaf » ne mène nulle part. Chercher « division 97 » mène droit au but.

Le plan officiel de la Ville de Paris situe les divisions et pointe une soixantaine de sépultures célèbres. Il se télécharge avant de partir, ou se retire gratuitement au bureau de la conservation, à l'entrée de la rue du Repos. Ce bureau tient aussi le registre des inhumations : pour une tombe familiale ou un nom absent du plan, c'est le seul endroit qui répond.

La méthode tient en quatre temps. Noter les divisions des tombes visées. Les regrouper géographiquement plutôt que par ordre de préférence. Entrer par la porte la plus proche du premier groupe. Et suivre les plaques bleues vissées aux carrefours d'allées, qui annoncent les numéros comme des panneaux de rue.

Un mot sur le terrain. La partie basse, près du boulevard de Ménilmontant, est plate et ordonnée. La partie haute, l'ancien Mont-Louis, grimpe sérieusement et ses allées serpentent. Comptez deux bonnes heures pour une dizaine de tombes, davantage si vous flânez. Les pavés sont irréguliers, les chaussures de ville s'y usent vite.

Ceux qui veulent enchaîner avec le reste de la capitale trouveront un fil dans notre itinéraire pour visiter Paris en 1 jour à pied.


Pour faciliter votre visite, voici le lien du plan proposé par la ville de Paris télécharger ici


Plan illustré du cimetière du Père-Lachaise, onze repères numérotés de la tombe de Chopin à celle d'Oscar Wilde
Plan du cimetière du Père-Lachaise avec les douze tombes : le parcours Odyssey, de la porte principale à la porte Gambetta.

Qui était le père La Chaise, et pourquoi le cimetière porte-t-il son nom ?


Le cimetière doit son nom à un jésuite qui n'y est pas enterré. François d'Aix de La Chaise, dit « le père La Chaise », fut le confesseur de Louis XIV pendant trente-quatre ans. Les jésuites possédaient sur cette colline une maison de repos, et le père y séjournait si souvent que le lieu prit son nom.

La colline s'appelait alors le Mont-Louis, en hommage au roi venu y suivre un combat en 1652. Après l'expulsion des jésuites, le terrain est racheté par la Ville, puis confié à Alexandre-Théodore Brongniart, l'architecte de la Bourse de Paris. Il y dessine un cimetière paysager, avec des allées courbes et des arbres, très loin des enclos d'église de l'époque.

Le cimetière ouvre le 21 mai 1804. C'est un échec. Trop loin, trop en dehors des murs de Paris : la première année, on y compte à peine une quinzaine d'inhumations. La première fut celle d'une enfant, Adélaïde Paillard de Villeneuve, le 13 juin 1804.

Alors l'administration invente le marketing funéraire. En 1817, elle fait transférer au Père-Lachaise les restes supposés de Molière, de La Fontaine, d'Héloïse et d'Abélard. Les Parisiens accourent, les concessions se vendent. Le coup fonctionne au-delà de toute espérance. Le cimetière compte aujourd'hui plus de soixante-dix mille concessions.

Tout cela se déroule dans un Paris d'avant Haussmann, une ville encore serrée sur elle-même, dont le Mont-Louis n'était même pas un quartier.



Quelles tombes voir au Père-Lachaise ?


Douze sépultures, douze récits. Elles ne sont pas les plus spectaculaires du cimetière, mais ce sont celles devant lesquelles on comprend quelque chose.


La tombe de Jim Morrison


Tombe de Jim Morrison au Père-Lachaise, plaque de bronze « James Douglas Morrison 1943-1971 » couverte de fleurs
Une dalle et une épitaphe grecque : la tombe la plus visitée du cimetière reste la plus discrète.

La tombe de Jim Morrison se trouve en division 6, et c'est la plus visitée du cimetière. Elle est aussi la plus décevante au premier regard : une dalle simple, un buste disparu depuis longtemps, une barrière pour contenir les fidèles.

Le chanteur des Doors meurt à Paris le 3 juillet 1971, dans un appartement de la rue Beautreillis, à vingt-sept ans. Il rejoint ainsi ce que la légende appellera le « club des 27 », ces musiciens morts au même âge. Sa famille choisit le Père-Lachaise sans tapage.

Le buste installé en 1981 par un sculpteur croate fut volé huit ans plus tard, et jamais retrouvé. Reste l'épitaphe grecque gravée par son père : « KATA TON DAIMONA EAYTOY », c'est-à-dire « fidèle à son propre esprit ». Un dernier pied de nez, en alphabet ancien.






La tombe d'Édith Piaf


Tombe de granit noir de la famille Gassion-Piaf au Père-Lachaise, ornée d'un crucifix de bronze et de fleurs
Sur la dalle, le nom de Gassion rappelle que la « Môme » n'était Piaf que sur scène.

Édith Piaf repose en division 97, sous une dalle noire partagée avec sa famille. La chanteuse meurt le 10 octobre 1963, à quarante-sept ans, et ses obsèques rassemblent des dizaines de milliers de personnes.

Ce que peu de visiteurs savent, c'est que l'Église lui refusa une messe d'enterrement, en raison de sa vie privée. Le cortège traversa Paris sans office religieux. La ville, elle, s'arrêta. On raconte que la circulation fut bloquée plusieurs heures autour du cimetière.

Sur la pierre, un autre nom retient l'attention : Marcelle, sa fille morte à deux ans d'une méningite, en 1935. La « Môme » avait dix-neuf ans. Toute la douleur de ses chansons commence là.



La tombe d'Oscar Wilde


Le tombeau d'Oscar Wilde, en division 89, est un sphinx ailé taillé par Jacob Epstein en 1914. L'écrivain irlandais meurt à Paris le 30 novembre 1900, ruiné, sous un faux nom, après deux ans de bagne à Reading.

Le monument est une provocation posthume. Epstein sculpte un « ange démon volant », inspiré des taureaux ailés assyriens du British Museum, avec une nudité qui fit scandale et fut censurée un temps par une plaque de bronze. L'art funéraire, ici, prolonge l'insolence du mort.

Pendant des décennies, les admirateurs y déposèrent des baisers au rouge à lèvres. Le gras attaquait la pierre calcaire. En 2011, une paroi de verre a été installée autour du tombeau. Les baisers ont simplement migré sur la vitre.


Tombeau d'Oscar Wilde sculpté par Jacob Epstein au Père-Lachaise, sphinx ailé protégé par une paroi de verre
Le sphinx ailé d'Epstein, taillé dans un seul bloc de pierre, veille sur l'écrivain depuis 1914.

La tombe de Frédéric Chopin


Chopin est enterré en division 11, mais son cœur n'est pas à Paris. Le compositeur meurt le 17 octobre 1849, à trente-neuf ans, de ce que l'on diagnostiquait alors comme une phtisie.

Il avait demandé que son cœur soit rapporté en Pologne. Sa sœur Ludwika le fit sortir de France dans un bocal d'alcool, caché, et il repose depuis dans un pilier de l'église Sainte-Croix de Varsovie. Le corps à Paris, le cœur à Varsovie. Difficile de dire plus clairement ce qu'est l'exil.

Le monument, dû au sculpteur Jean-Baptiste Clésinger, montre Euterpe, la muse de la musique, penchée sur une lyre brisée. La lyre rompue est un code funéraire classique : elle dit l'art interrompu, pas seulement la mort.


Tombe de Frédéric Chopin au Père-Lachaise, médaillon de profil et muse Euterpe, rubans aux couleurs polonaises
Le médaillon de Clésinger fixe le profil du compositeur, entre fleurs et rubans aux couleurs de la Pologne.

La tombe d'Honoré de Balzac


Tombe d'Honoré de Balzac au Père-Lachaise, buste de bronze sur une stèle frappée d'une croix, derrière sa grille
Le buste d'Hébert veille sur la sépulture où l'écrivain repose aux côtés d'Ève Hanska, son épouse.

Balzac repose en division 48, et son enterrement a produit un des plus beaux textes de la langue française. L'écrivain meurt le 18 août 1850, à cinquante et un ans, cinq mois après un mariage qu'il attendait depuis dix-huit ans.

C'est Victor Hugo qui prononce l'éloge funèbre, sous la pluie, devant la fosse. Il y lance que l'auteur de La Comédie humaine appartient désormais « à la race des génies ». Hugo, ce jour-là, enterre un rival et couronne un maître.

Le buste de bronze qui surmonte la tombe est signé Pierre-Eugène-Emile Hébert. Pour prolonger cette plongée dans le XIXe siècle littéraire, la maison de Victor Hugo place des Vosges reste le contrepoint idéal.



La tombe de Molière


Molière est en division 25, et rien ne prouve que ce soit lui. Le comédien meurt le 17 février 1673, quelques heures après avoir joué Le Malade imaginaire, et son statut d'acteur lui vaut une sépulture discrète au cimetière Saint-Joseph.

Un siècle et demi plus tard, en 1817, l'administration décide de transférer ses restes au Père-Lachaise pour attirer les Parisiens. Problème : l'emplacement exact avait été perdu, et le cimetière d'origine avait connu la Révolution. Les historiens s'accordent aujourd'hui pour dire que les ossements déplacés sont probablement ceux d'un inconnu.

Le sarcophage de pierre, posé sur quatre colonnes, voisine avec celui de Jean de La Fontaine, arrivé le même jour et frappé du même doute. Deux gloires nationales, deux tombeaux, et une incertitude assumée.


Sarcophage de Molière au Père-Lachaise, dressé sur quatre piliers et surmonté d'une coupe de bronze
Un sarcophage sur quatre pilastres, pour des restes dont personne ne peut garantir l'identité.

La tombe de Jean de La Fontaine


La Fontaine repose juste à côté de Molière, sous un sarcophage orné d'animaux. Le fabuliste meurt le 13 avril 1695, et son transfert de 1817 obéit à la même logique de prestige.

Le monument mérite un arrêt pour un détail : les bas-reliefs latéraux illustrent deux de ses fables, « Le Loup et l'Agneau » et « Le Loup et la Cigogne ». C'est l'un des rares tombeaux du cimetière qui illustre l'œuvre du mort plutôt que sa gloire.

Douze livres, deux cent quarante-trois fables, et des animaux qui parlent mieux que les hommes. Sa tombe le dit sans un mot.


Tombeaux voisins de Jean de La Fontaine et de Molière au Père-Lachaise, derrière une grille de fer forgé
Deux sarcophages, une même grille : le chemin qui les longe porte très justement leurs deux noms.

La tombe de Marcel Proust


Tombe de Marcel Proust au Père-Lachaise, dalle de granit noir poli gravée en lettres d'or « Marcel Proust 1871-1922 »
Du granit noir, un nom, deux dates. Rien de plus.

Proust est en division 85, sous une dalle de granit noir d'une sobriété absolue. L'écrivain meurt le 18 novembre 1922, à cinquante et un ans, épuisé par les corrections de La Recherche.

Il repose dans le caveau familial, avec son père Adrien, médecin hygiéniste réputé, et son frère Robert. Aucune sculpture, aucune allégorie, aucune épitaphe. Celui qui a écrit trois mille pages sur la mémoire n'a laissé graver que son nom et deux dates.

Les admirateurs y déposent des tickets de métro, des billets, parfois une madeleine. Le contraste entre la nudité du granit et l'immensité du livre est le meilleur commentaire possible.




La tombe de Sarah Bernhardt


Sarah Bernhardt repose en division 44, dans un tombeau qu'elle avait choisi de son vivant. La tragédienne meurt le 26 mars 1923, à soixante-dix-huit ans, après avoir joué jusqu'au bout, amputée d'une jambe depuis 1915.

Surnommée « la Voix d'or », elle fut la première véritable star internationale du théâtre, jouant Phèdre à New York comme à Londres. Elle dormait, dit la légende, dans un cercueil en palissandre qu'elle emportait en tournée. Le goût de la mise en scène ne l'a jamais quittée.

Sa sépulture, elle, est d'une simplicité étonnante. Pour comprendre le monde de scène dans lequel elle régnait, l'architecture de l'Opéra Garnier en dit long sur le théâtre de son siècle.


Tombeau de Sarah Bernhardt au Père-Lachaise, sarcophage de pierre à arcades gravé « Sarah » au fronton, 1844-1923
Au fronton, un seul prénom suffit : « Sarah », comme on l'appelait sur toutes les scènes du monde.

La tombe d'Eugène Delacroix


Delacroix a voulu un tombeau romain, et c'est ce qu'il a obtenu, en division 49. Le peintre meurt le 13 août 1863, chez lui, place de Furstenberg.

Son sarcophage de pierre sombre est une copie du tombeau de Scipion, conservé au Vatican. Aucune allégorie, aucun ange, aucune palette sculptée. Le chef de file du romantisme français a choisi pour l'éternité la rigueur antique, exactement ce que sa peinture bousculait.

Cette contradiction est la clé du personnage. Pour la voir autrement, la maison-atelier du musée Gustave Moreau montre comment un peintre du même siècle a organisé sa propre postérité.


Sarcophage noir d'Eugène Delacroix au Père-Lachaise, frise à rosettes et nom gravé à la romaine « Evgene »
Le « V » d'« Evgene » n'est pas une coquille : c'est la graphie des inscriptions romaines.

La tombe d'Yves Montand et de Simone Signoret


Le couple partage une même dalle en division 44, face à l'avenue. Simone Signoret meurt le 30 septembre 1985, Yves Montand le 9 novembre 1991.

Elle fut la première actrice française à recevoir l'Oscar de la meilleure actrice, en 1960, pour Les Chemins de la haute ville. Lui, né Ivo Livi en Toscane, arrivé à Marseille à deux ans, devint la voix des Feuilles mortes et le visage du cinéma politique de Costa-Gavras.

Leur tombe est l'une des plus fleuries du cimetière. Trente ans après, on y dépose encore des mots.


Tombe de pierre claire de Simone Signoret et Yves Montand au Père-Lachaise, dalle sobre fleurie de quelques pots
Une dalle claire et deux noms, celui de Simone Signoret en premier.

La tombe de Victor Noir


Le gisant de bronze de Victor Noir, en division 92, est la statue la plus caressée de Paris. Le journaliste, de son vrai nom Yvan Salmon, est tué d'une balle le 10 janvier 1870 par Pierre Bonaparte, cousin de l'empereur.

Il avait vingt et un ans. Son enterrement rassembla cent mille personnes et faillit déclencher l'insurrection. Vingt ans plus tard, le sculpteur Jules Dalou livre un gisant saisissant : Noir n'est pas figuré en majesté, mais tel qu'il est tombé, chapeau roulé à terre, redingote ouverte.

Le réalisme du bronze a produit un effet imprévu. Une légende de fertilité s'est greffée sur la statue, et certaines parties du gisant brillent d'avoir été trop touchées. Un journaliste oublié devenu porte-bonheur : le Père-Lachaise a de ces ironies.


Gisant de bronze de Victor Noir par Jules Dalou au Père-Lachaise, chapeau haut-de-forme tombé à ses pieds
Le bronze de Dalou a gardé sa patine partout, sauf là où les mains le frottent.

Que racontent les symboles gravés sur les tombes ?


Presque chaque motif sculpté est un mot d'un vocabulaire codé. L'art funéraire du XIXe siècle se lit comme une langue, et cinq signes suffisent à en saisir l'essentiel.

La torche renversée signale une vie éteinte, mais la flamme reste souvent sculptée vers le bas sans s'interrompre : l'âme continue. La colonne brisée, elle, dit la vie interrompue trop tôt, et se réserve aux morts jeunes. L'urne drapée évoque le voile entre les vivants et les morts, héritage direct de l'Antiquité.

Le sablier ailé rappelle la fuite du temps, et les ailes indiquent qu'il s'est envolé. Quant au serpent qui se mord la queue, appelé « ouroboros », il figure le cycle sans fin, donc l'éternité.

Ajoutez les « immortelles », ces fleurs sculptées en couronne qui ne fanent pas, et vous tenez de quoi déchiffrer les trois quarts des tombeaux du cimetière. Une allée entière change de sens.

Ce goût du signe caché traverse tout Paris. La tour Saint-Jacques et ses symboles alchimiques relèvent exactement du même plaisir de lecture.



Quelles sont les tombes insolites du Père-Lachaise ?


Trois sépultures méritent le détour pour ce qu'elles racontent, pas pour qui elles abritent.

Le monument aux Morts de Paul-Albert Bartholomé, inauguré en 1899, occupe le haut de l'avenue principale. Une foule de figures nues entre dans une porte sombre, sans distinction de rang. Le sculpteur l'a conçu après la mort de sa femme. C'est l'œuvre la plus bouleversante du cimetière, et beaucoup passent devant sans la voir.

La tombe d'Allan Kardec, en division 44, est un dolmen. Le fondateur du spiritisme, mort en 1869, attire une dévotion continue : c'est la sépulture la plus fleurie du Père-Lachaise, et les visiteurs posent la main sur son buste de bronze. La coutume est si ancienne que le métal y est poli.

Enfin, le mur des Fédérés, dans l'angle nord-est, n'est pas une tombe mais un mur d'exécution. Le 28 mai 1871, les derniers combattants de la Commune y sont fusillés et jetés dans une fosse. Le lieu est resté un rendez-vous politique. Une simple plaque, et cent cinquante ans de mémoire disputée.

D'autres curiosités du même ordre attendent ailleurs dans la capitale, du côté du Paris insolite et de ses secrets les moins montrés.



Ce que le silence de la colline raconte encore


Le Père-Lachaise n'a jamais été conçu comme un musée. C'est un cimetière en activité, où l'on enterre encore, et où les tombes célèbres côtoient des familles anonymes. Marcher sans guide, c'est accepter de se perdre un peu, puis de tomber sur un sphinx, une lyre brisée, un gisant trop touché. Les récits sont dans l'application, le reste est dans vos pas.



FAQ sur la visite du Père-Lachaise


Le cimetière du Père-Lachaise est-il payant ?

L'entrée du Père-Lachaise est entièrement gratuite. Aucun billet n'est nécessaire, et les plans distribués au bureau de la conservation le sont aussi. Seules les visites guidées commentées, proposées par des conférenciers indépendants, sont payantes.


Quels sont les horaires du Père-Lachaise ?

Le cimetière ouvre à 8 h en semaine, 8 h 30 le samedi et 9 h le dimanche. La fermeture est à 18 h du printemps à l'automne, et avancée à 17 h 30 en période hivernale. Mieux vaut vérifier sur le site de la Ville de Paris avant de partir.


Combien de temps faut-il pour visiter le Père-Lachaise ?

Comptez deux heures pour une dizaine de tombes, une demi-journée pour flâner. Le site fait 44 hectares et la partie haute est en pente. Une visite complète des 97 divisions demanderait plusieurs jours.


Comment retrouver la tombe d'une célébrité au Père-Lachaise ?

Repérez le numéro de division, jamais le nom seul. Le plan de la Ville de Paris localise une soixantaine de sépultures connues. Pour les autres, le registre du bureau de la conservation, rue du Repos, donne l'emplacement exact.


Quelle est la tombe la plus visitée du Père-Lachaise ?

Celle de Jim Morrison, en division 6, arrive largement en tête. Elle est suivie par celles d'Édith Piaf et d'Oscar Wilde. Le gisant de Victor Noir attire lui aussi un flux constant, pour de tout autres raisons.


Faut-il une visite guidée pour découvrir le Père-Lachaise ?

Non, un plan et quelques repères suffisent largement. Le guide apporte le récit, pas l'accès. Un audioguide remplit la même fonction, au rythme de chacun et sans horaire imposé.


À lire aussi


À écouter

1 commentaire

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
giller son22
24 mars

C’est une belle façon de présenter le lieu, presque comme un musée à ciel ouvert de l’histoire et de la culture. Chaque tombe raconte vraiment une histoire, et flâner parmi elles doit être une expérience à la fois émouvante et enrichissante.

https://legianocasinoenligne.fr/

J'aime
bottom of page