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Monet à Paris : 7 lieux où voir ses toiles et sa ville

7 sept.
5 min de lecture

Claude Monet est né à Paris, mais on l'imagine toujours à Giverny, parmi ses nénuphars. La capitale garde pourtant ses plus grandes toiles et les lieux exacts qu'il a peints. Voici le Paris de Claude Monet en sept adresses, du chef-d'œuvre exposé au trottoir saisi un jour de fête. Avec l'appli Altava Odyssey, chaque étape se raconte à voix basse.



Gros plan de nénuphars roses et de reflets peints dans l'esprit des Nymphéas de Monet
Né à Paris en 1840, Monet quitta tôt la ville mais lui légua ses plus grandes toiles.

Où voir les tableaux de Monet à Paris ?


Trois musées concentrent l'essentiel : l'Orangerie, Marmottan Monet et le musée d'Orsay. À eux seuls, ils rassemblent les Nymphéas, la première toile impressionniste et les grandes séries urbaines. Un quatrième, le Petit Palais, cache un Monet en accès libre.

Voir Monet à Paris, c'est donc une affaire de deux rives, de part et d'autre de la Seine. Ces institutions gardent des œuvres peintes entre 1867 et 1880, les années où le peintre arpentait vraiment la ville. Pour élargir le regard, nos plus beaux tableaux sur Paris rassemblent d'autres artistes face à la capitale.



L'Orangerie : les Nymphéas comme Monet les a voulus


Au musée de l'Orangerie, huit panneaux de Nymphéas enveloppent le visiteur dans deux salles ovales. Monet a dessiné lui-même la forme de ces pièces. Il voulait une peinture sans angle, sans début ni fin, comme un étang continu.

Il peignait ces bassins « en plein air », c'est-à-dire directement dehors, dans son jardin de Giverny, pour suivre la lumière heure par heure. L'artiste offre ensuite ces toiles à l'État au lendemain de la Grande Guerre.

L'ensemble est inauguré le 17 mai 1927, cinq mois après sa mort. Son ami Georges Clemenceau, ancien président du Conseil, avait défendu le projet jusqu'au bout. Le musée de l'Orangerie présente aujourd'hui ce cycle comme le testament du peintre. Un lieu pensé comme une méditation.


Grand panneau des Nymphéas de Monet dans une salle ovale du musée de l'Orangerie, à Paris
Inauguré le 17 mai 1927, cinq mois après la mort de Monet, ce cycle passe pour son testament.

Panneau des saules pleureurs des Nymphéas de Monet à l'Orangerie, reflets violets sur l'eau
Les huit panneaux se déploient sur près de cent mètres, pensés comme un étang sans début ni fin.

Le musée Marmottan Monet : la plus grande collection au monde


Le musée Marmottan Monet conserve la plus vaste collection d'œuvres de l'artiste au monde, près d'une centaine de toiles. Le fonds vient d'un legs de Michel Monet, le fils du peintre, en 1966.

On y admire « Impression, soleil levant », la toile qui a tout déclenché. L'impressionnisme, nommé ainsi en 1874, est un mouvement qui cherche à saisir la lumière et l'instant plutôt que le contour exact des choses. Le mot naît d'une moquerie.

Le 25 avril 1874, le critique Louis Leroy raille cette « Impression » dans le journal Le Charivari. Les peintres retournent l'insulte en étendard. Une raillerie devenue un mouvement !


Tableau « Impression, soleil levant » de Monet, soleil orange sur le port brumeux du Havre
Peinte en 1872 et conservée à Marmottan, cette toile donna par dérision son nom à l'impressionnisme en 1874.

Le musée d'Orsay et le Petit Palais : deux rives, un peintre


Le musée d'Orsay, sur la rive gauche de la Seine, expose les grandes toiles parisiennes de Monet. On y croise « La Rue Montorgueil », « La Gare Saint-Lazare » et « Les Coquelicots ». Le bâtiment lui-même est une ancienne gare de 1900, reconvertie en musée.

À deux pas, sur l'autre rive, le Petit Palais garde « Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt ». Sa collection permanente s'y visite gratuitement. Deux musées, deux rives, un même regard.



Où Monet a-t-il peint Paris ?


Monet a peint Paris depuis un balcon du Louvre, une gare enfumée et un trottoir en fête. Le peintre ne s'est pas contenté des musées : il a saisi la ville elle-même.

En 1867, le jeune Monet obtient l'autorisation de peindre depuis une balustrade du Louvre. Il en tire trois vues, dont « Le Jardin de l'Infante ». Cette « colonnade », c'est-à-dire cette longue file de colonnes jumelées, date du XVIIe siècle. Elle relève de l'architecture classique, faite de symétrie et d'ordres antiques.

Dix ans plus tard, il loue un logement près de la gare Saint-Lazare pour en peindre la vapeur. En 1877, il en tire une « série », c'est-à-dire un même motif repris sous plusieurs lumières : douze toiles de la même gare. Cette gare neuve s'inscrit dans le Paris redessiné par Haussmann, dont on décode ailleurs l'architecture haussmannienne.

Le 30 juin 1878, Paris pavoise pour l'Exposition universelle. Monet peint la rue Montorgueil noyée de drapeaux tricolores. Détail que peu remarquent : les drapeaux ne sont que des virgules de couleur, posées à toute vitesse. Un Paris insolite que le peintre change en fête de couleurs.

Il pose enfin son chevalet au parc Monceau, en 1876 puis en 1878. Ce jardin reste l'un des plus beaux jardins de Paris, et l'un des rares décors de Monet encore intacts.


Toile de la gare Saint-Lazare par Monet, vapeur des locomotives sous la verrière, cadre doré
En 1877, Monet loua un logement près de la gare pour en tirer douze toiles, captant la vapeur.


Visiteuse devant une grande toile de nymphéas de Monet accrochée dans un musée parisien
Ces Nymphéas tardifs, presque abstraits, annoncent par leur seule vibration de couleur la peinture du XXe siècle.

Suivre Monet, écouteurs aux oreilles


Suivre Monet dans Paris, c'est passer d'un musée à un trottoir, d'un balcon à une gare. L'appli Altava Odyssey raconte ces lieux à l'oreille, sans guide ni foule. On peut ainsi visiter Paris en un jour à pied en croisant les décors de l'impressionnisme. La ville devient une galerie à ciel ouvert.


Jardin d'eau de Monet à Giverny, pont japonais vert et bassin aux nénuphars bordé de saules
À Giverny, Monet fit détourner un bras de l'Epte pour creuser ce bassin, motif de ses derniers chefs-d'œuvre.

Le peintre est parti, la lumière est restée


Monet a quitté Paris pour Giverny, mais la ville garde ses toiles et ses points de vue. De l'Orangerie au parc Monceau, chaque étape raconte le même geste : capter l'instant avant qu'il ne file. À vous de rejouer son parcours, l'appli Odyssey dans la poche.


Massifs de tulipes et fleurs multicolores du clos normand, le jardin fleuri de Monet à Giverny
Monet composait ses parterres comme une palette, mariant les couleurs saison après saison sur son clos normand.

FAQ sur Monet à Paris


Où voir les tableaux de Monet à Paris ?

Le musée de l'Orangerie, le musée Marmottan Monet et le musée d'Orsay abritent l'essentiel de ses œuvres à Paris. L'Orangerie garde les Nymphéas, Marmottan la plus grande collection au monde, Orsay les grandes toiles parisiennes. Le Petit Palais en expose une, en accès gratuit.


Où habitait Monet à Paris ?

Claude Monet naît en 1840 rue Laffitte, dans le 9e arrondissement. Sa famille part vite au Havre. Adulte, il loue en 1877 un logement près de la gare Saint-Lazare pour la peindre, avant de s'installer à Argenteuil puis à Giverny.


Où sont exposés les Nymphéas de Monet ?

Les grands Nymphéas sont au musée de l'Orangerie, dans deux salles ovales dessinées selon les vœux de Monet. D'autres versions se trouvent à Marmottan et à Orsay. L'ensemble de l'Orangerie fut inauguré en 1927, cinq mois après la mort du peintre.


Quels endroits de Paris Monet a-t-il peints ?

La gare Saint-Lazare, la rue Montorgueil, le parc Monceau et les quais du Louvre. En 1877, il consacre douze toiles à la gare. Le 30 juin 1878, il saisit la rue Montorgueil pavoisée de drapeaux pour la fête nationale.


Peut-on voir un Monet gratuitement à Paris ?

Oui : le Petit Palais expose un Monet, et sa collection permanente est gratuite. On y voit « Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt ». Les grands musées restent payants, mais l'Orangerie et Orsay ouvrent gratuitement le premier dimanche du mois.


D'où vient le mot « impressionnisme » ?

Le mot vient de la toile de Monet « Impression, soleil levant », peinte en 1872. En 1874, le critique Louis Leroy s'en moque dans Le Charivari. Les peintres adoptent le terme comme un drapeau. Le mouvement était né.



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