Café des 2 Moulins : le vrai café d'Amélie Poulain à Montmartre
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Un bistrot de quartier peut-il devenir un monument ? Au 15 rue Lepic, la question mérite d'être posée. Le café des 2 Moulins, nommé d'après le Moulin Rouge et le Moulin de la Galette, est ce bistrot du début du XXe siècle devenu le décor principal du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Histoire du lieu, secrets de tournage, détails à repérer : voici de quoi comprendre ce que 32 millions de spectateurs ont vu sans toujours le savoir. Et pour écouter Montmartre en plus de le lire, l'appli Altava Odyssey glisse ses récits d'historien directement à l'oreille.

Pourquoi le café des 2 Moulins est-il si célèbre ?
Parce que c'est là que travaille Amélie, l'héroïne du film de Jean-Pierre Jeunet sorti le 25 avril 2001. Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain cumule 8 636 041 entrées en France et près de 32,4 millions dans le monde. Un chiffre fou pour un bistrot d'angle !
En fait, le succès dépasse largement l'écran. En 2002, le film décroche quatre Césars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Depuis, le café d'Amélie Poulain attire des visiteurs du monde entier, carnet des curiosités du Paris insolite en poche. Jean-Pierre Jeunet, qui vivait alors à Montmartre, n'a d'ailleurs pas cherché loin. Le réalisateur a retenu ce bistrot lors de ses « repérages », c'est-à-dire la recherche des décors réels avant le tournage, à quelques rues de chez lui.
D'où vient le nom « des 2 Moulins » ?
Le nom vient des deux moulins qui encadrent l'adresse : le Moulin Rouge, ouvert en 1889 au pied de la butte, et le Moulin de la Galette, sur ses hauteurs. L'enseigne porte ce nom depuis 1918, mais le café servait déjà ses habitués au tout début du XXe siècle. Ainsi, bien avant Amélie, l'adresse racontait déjà tout Montmartre.
D'ailleurs, le moulin de la Galette cache une révélation étymologique savoureuse. Son vrai nom est le « Blute-Fin », tiré du verbe « bluter », c'est-à-dire tamiser la farine pour la séparer du son. La galette, elle, doit son nom au petit pain que les meuniers Debray vendaient aux promeneurs de la butte.

Que reste-t-il des moulins de Montmartre ?
Deux moulins seulement ont survécu : le Blute-Fin, dressé en 1622, et le Radet, son voisin. La butte en a pourtant compté plus d'une dizaine, documentés par la société d'histoire Le Vieux Montmartre, fondée en 1886. Les ailes du Blute-Fin dominent encore la rue Lepic, à quelques minutes de marche du café. Justement, cette survivance discrète n'a rien à envier aux plus vieux monuments de Paris.

Que s'est-il passé pendant le tournage de 2000 ?
Le tournage s'étire sur 19 semaines, dont 13 en décors réels, un choix rare à l'heure du tout-studio. Jean-Pierre Jeunet investit la salle au printemps 2000 et filme le café en « bar-tabac », c'est-à-dire un café doublé d'un comptoir vendant cigarettes et jeux. Autour d'Audrey Tautou gravitent Suzanne la patronne (Claire Maurier), Georgette la buraliste (Isabelle Nanty) et Joseph le jaloux (Dominique Pinon).
Ce pari du décor réel a fait école. Vingt ans plus tard, les séries suivent la même piste : les lieux de tournage d'Emily in Paris se visitent désormais comme des attractions à part entière.

Le comptoir de Georgette a-t-il vraiment existé ?
Oui, et c'est le détail que peu de visiteurs connaissent. Le comptoir de tabac où officie Georgette n'était pas un accessoire de cinéma : le café vendait réellement des cigarettes. Ce comptoir a été retiré en 2002, lors d'un changement de propriétaire, pour installer davantage de tables. La fiction a survécu au mobilier : certains visiteurs le cherchent encore.
Que voir aujourd'hui au 15 rue Lepic ?
La devanture rouge, la salle aux miroirs et les affiches du film composent l'essentiel du décor conservé. La carte joue la complicité avec une crème brûlée baptisée du nom de l'héroïne, clin d'œil à la croûte de sucre brisée à la petite cuillère. Le reste se repère à l'œil nu, pour qui sait où chercher.
Sauriez-vous lire la façade elle-même ? Son angle arrondi, typique des cafés de carrefour parisiens, épouse la fourche des rues Lepic et Cauchois. Un détail de construction que collectionnent les amateurs de lieux insolites de Paris, bien plus parlant qu'un selfie devant l'enseigne.

La rue Lepic, un décor qui en cache d'autres
La rue qui serpente du boulevard de Clichy vers le sommet de la butte mérite l'attention à elle seule. Au 54, Vincent van Gogh a vécu chez son frère Théo de 1886 à 1888 et y a peint plusieurs vues de Montmartre. Plus haut, le Moulin de la Galette inspira à Renoir son célèbre Bal, peint en 1876. De quoi transformer une pause café en point de départ de véritables balades dans Paris. En prime, le sommet de la butte offre l'une des plus belles vues panoramiques gratuites de Paris.
Montmartre se visite aussi à l'oreille
Le café des 2 Moulins se savoure en terrasse, mais son histoire se raconte mieux qu'elle ne se lit sur une devanture. L'appli Altava Odyssey transforme la découverte en récit : les moulins, les peintres et les tournages, décodés par une voix d'historien complice. En fait, c'est sans doute la meilleure application pour visiter Paris quand on veut comprendre ce qui se cache derrière une façade.

Le zinc où la fiction a rattrapé le réel
Un café ordinaire, deux moulins, dix-neuf semaines de tournage : il n'en fallait pas plus pour créer un pèlerinage mondial. Le café des 2 Moulins prouve qu'à Montmartre, un décor du quotidien peut basculer dans la légende en un seul film. Sa devanture rouge n'est plus un simple angle de rue : c'est une page de cinéma à ciel ouvert. Et avec Odyssey dans les écouteurs, la butte entière se met à raconter ses secrets.

FAQ sur le café des 2 Moulins
Où se trouve le café des 2 Moulins ?
Au 15 rue Lepic, dans le 18e arrondissement de Paris, à l'angle de la rue Cauchois. Les stations de métro Blanche (ligne 2) et Abbesses (ligne 12) sont à quelques minutes à pied. Le Moulin Rouge et le Moulin de la Galette, qui lui donnent son nom, l'encadrent toujours.
Quel film a été tourné au café des 2 Moulins ?
Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, réalisé par Jean-Pierre Jeunet et sorti le 25 avril 2001. Le film y installe le lieu de travail de son héroïne, jouée par Audrey Tautou. Avec 32,4 millions d'entrées dans le monde, il a fait du bistrot une étape mondialement connue.
Où travaille Amélie Poulain dans le film ?
Amélie est serveuse au café des 2 Moulins, rue Lepic à Montmartre. Elle y côtoie Suzanne la patronne, Georgette la buraliste et Joseph, l'habitué jaloux. Les scènes du café ont été tournées dans la vraie salle, en décors réels, au cours de l'année 2000.
Peut-on encore voir le comptoir de tabac de Georgette ?
Non : le comptoir de tabac a été retiré en 2002, au changement de propriétaire. Des tables l'ont remplacé pour accueillir les visiteurs arrivés avec le succès du film. Le reste du décor, miroirs et devanture rouge, reste fidèle à ce que montre l'écran.
Le café des 2 Moulins existait-il avant le film ?
Oui : le café servait déjà au début du XXe siècle et porte son nom actuel depuis 1918. Amélie n'a donc rien inventé, elle a révélé un bistrot de quartier centenaire. C'est justement cette authenticité qui a séduit Jean-Pierre Jeunet lors de ses repérages.
Pourquoi le café s'appelle-t-il « des 2 Moulins » ?
En référence aux deux moulins voisins : le Moulin Rouge, ouvert en 1889, et le Moulin de la Galette, bâti en 1622. L'un est un cabaret du pied de la butte, l'autre un authentique moulin à vent de ses hauteurs. Peu d'enseignes parisiennes résument aussi bien leur quartier.




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